Le sweat à capuche et le Hip Hop par Morgan le Cam

Le temps des Indissociables

Histoires de mon histoire de l’art

Vous le connaissez tous. Vous le portez tous sur vos épaules. Il emmitoufle votre corps. Il vient embrasser votre tête. Et même si vous ne le portez pas… vous le croisez tous les jours.

Certaines personnes l’aiment pour son confort, ses côtés pratiques, son ergonomie ou tout simplement pour sa chaleur. D’autres l’aiment pour sa capacité à se faire fondre dans la masse.

Certaines personnes l’aiment pour ces raisons et bien d’autres aussi.

Je parle du SWEAT À CAPUCHE.

Le TEMPS :

Un MOMENT… Mettre sa capuche, les mains dans les poches. S’affranchir de l’espace TEMPS. Se fondre dans la masse. Un répit dans ce monde tout en ayant les pieds dedans. S’ accorder une pause ou deux, ou bien même, une grande PAUSE pour respirer. Un TEMPS pour imaginer son monde. Une MINUTE pour se donner, ou construire, sa propre définition du monde ou du sien. Un TEMPS ou deux utilisés, pourquoi pas en petites étapes, pour avoir un TEMPS de réflexions et de par cela penser par soi-même, être en face ou en phase avec soi-même. S’accorder au TEMPS.

C’est une question de TEMPS… parfois simplement celui qui souffle sur les nuages, les déplaçant de l’avant comme les idées dans la tête. Tout dépend du TEMPS, pour la fusion. C’est une question, parfois, de météorologie pour la réponse à la capuche.

Ce MOMENT peut avoir lieu dans le métro, face à la mer, face à un immeuble, face à un mur ou un pont, face à une rue sans vie ou pleine de vies… Et 100 vies ensemble peuvent donner plusieurs scènes à se régaler d’observation sous sa capuche.

Peut importe la place où vous vous trouvez dans le monde, il peut vous délivrer ou vous délivrera votre place.

C’est peut-être un espace de tranquillité. C’est peut-être un espace de liberté. Un espace de liberté « non-surveillée » ou pas. Être dans le monde, mater le monde prendre l’équilibre de son envol – se protéger et se projeter.

J’apprends à connaître le sweat à capuche depuis quelques années déjà, environ 8 ans. L’historicité de cet habit me passionne. Le sweat à capuche est lié avec la culture Hip Hop. Il a sa propre histoire et dans cette histoire, il y a des histoires. Son histoire n’est pas à raconter à la va vite. Nous revenons au TEMPS. Ce TEMPS qui court, parfois trop vite au même rythme que les langues qui se délient sans connaître, donc, sans savoir et apportent des jugements. Vous le connaissez tous, mais le connaissez-vous vraiment ? Cette question pourrait trouver sa réponse avec le poème de Jacques Prévert Lettre dun petit monstre dans le livre Fatras.

A la base, je voulais trouver d’où ce vêtement venait… Il m’a surprise… Et puis, me voilà partie en voyage avec lui, depuis un TEMPS. Je traverse des écrits, des battles, des expositions, des événements, des séminaires, des livres, des périodes, des salles de spectacles, des manifestations, des époques, des concerts, des films, des magasins ou magazines, des articles, écrits, des comportements, des clips et des endroits complètement différents. Je me déplace dans le monde parcourant les continents prêts ou lointains, avec mes pensées et mon regard. Par tous les TEMPS. Et depuis tout ce temps, c’est comme le Hip Hop, le sweat à capuche me fait évoluer dans ce monde. Je cherche et trouve à me nourrir des magnifiques Indissociables.

 Les Indissociables :

Le sweat à capuche et le mouvement Hip Hop sont indissociables. Ils trouvent tous les deux leurs inscriptions dans l’histoire de l’art. Ils sont monde. N’en déplaise à certains, ceux qui critiquent sans venir voir comme nous sommes beaux dans ce monde. Ceux qui jugent sans apprendre de la culture Hip Hop et se forgent quand même une auto-opinion à bases de faux arguments à partager dans différents médias ou lieux. Sans connaître et sans s’intéresser à ce qu’il se passe. C’est dénigrer les belles choses comme toutes les disciplines, les événements, les conférences, les colloques, les séminaires et autant les personnes qui y contribuent.

Comme si nous n’avions rien sous la capuche… C’est cracher sur des personnes par dédain, ignorance, orgueil et préjugés. Résultat de ce qui peut amener à des appropriations ou ré-appropriations malsaines et souvent plus que douteuses. Les vieilles idées…  Et avec des vieilles et mauvaises idées comment avancer ?

Le temps des histoires, des légendes de celui qui porte un sweat à capuche ne date pas d’aujourd’hui. Nous le verrons. Nous pourrions voir comment le Hip Hop a contribué à l’essence du sweat à capuche et les manières dont il l’utilise dans ses différentes disciplines en grandissant sur l’arbre de l’histoire de l’art. Nous pourrions aborder les interprétations, ses rôles multiples, ses rôles à jouer ou à déjouer. Nous pourrions rencontrer ses cousins et ses cousines.

Comme le Hip Hop, le sweat à capuche soulève des questions – Artistiques, esthétiques, sociologiques, anthropologiques, politiques, mythologiques ou mythos non logiques… Il est lui même langage.

Je vous invite en voyage avec mes potes les Indissociables. La compagnie est Not Only Hip Hop tout simplement parce que je connaissais le webzine. J’ai rencontré l’équipage à La Place, centre culturel HipHop alors que nous participions au Salon des Activistes. J’ai adhéré à la démarche du webzine et accepté la collaboration.

Morgan Le Cam. Août – 2017.

Mes projets sont rassemblés sur des analogies poétiques entre l’abeille, l’homme et les cultures populaires, en particulier le Hip Hop.
Nous pouvons voir dans mes travaux des empreintes à la sociologie, la littérature, à l’histoire de l’art du cinéma, de la musique, de la danse, de la mode en particulier celle du sweat à capuche qui me passionne et habille certains de mes projets.
Les choses sont amenées d’une manière poétisée par des compositions, des couleurs, des mots des phrases et des histoires.
Des bases de données permettent de donner forme à mes projets plastiques. J’utilise les formules du dessin, de l’installation, de la couture, de la peinture, de la performance, de la sculpture, du texte, du dessin vectoriel et de la broderie dans le but de transmettre et de partager.

Morgan Le Cam

Mes projets sont rassemblés sur des analogies poétiques entre l’abeille, l’homme et les cultures populaires, en particulier le Hip Hop. Nous pouvons voir dans mes travaux des empreintes à la sociologie, la littérature, à l’histoire de l’art du cinéma, de la musique, de la danse, de la mode en particulier celle du sweat à capuche qui me passionne et habille certains de mes projets. Les choses sont amenées d’une manière poétisée par des compositions, des couleurs, des mots des phrases et des histoires. Des bases de données permettent de donner forme à mes projets plastiques. J’utilise les formules du dessin, de l’installation, de la couture, de la peinture, de la performance, de la sculpture, du texte, du dessin vectoriel et de la broderie dans le but de transmettre et de partager.

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