Interview avec Aple76, writer et photographe du groupe 7$ : « La photo me permet de témoigner du bienfait qu’apporte cette culture par sa diversité et sa créativité »

Nous avons eu le privilège d’interviewé Aple76, writer et photographe du groupe 7$, groupe Hip Hop, originaire de Lausanne en Suisse et créateur de plusieurs événements tel que le Circle Kingz ou encore The European Concrete Jam.
Aple76 a accepté de répondre à nos questions centré sur le writing, la photo, 7$, les jams et d’autres sujets.

Credits Aple76

1) Pourrais-tu te présenter ?

Je m’appelle Seb, aka Aple76 (Fact, ABCD, Cooler…). Je pratique le Writing et la Photographie. Je suis originaire de Reims et je vis à Grenoble aujourd’hui. Marié, un fils, un beau-fils et une chatte (l’animal).

2) D’où viens ton nom Aple76 ?

Il vient d’un blaze que j’ai utilisé à une époque pour peindre la nuit, « People », mais que je trouvais finalement trop long. J’aimais la façon dont les syllabes sonnaient, de façon très anglophone, mais qui était trop long. Je l’ai raccourci en mettant la première lettre de l’alphabet devant, « A-ple », soit approximativement « pomme » mais que je n’exploite absolument pas dans ce sens. People d’ailleurs m’intéressait beaucoup plus pour ce qu’il évoquait. 76, c’est mon année de naissance.

Credits Aple76

3) As-tu touché à d’autres éléments de la culture Hip Hop avant le graff?

Quand mon grand frère « Sleem » c’est mis au Hip Hop, il a commencé à ramener des vinyles et K7 de Rap à la maison (Big Daddy Kane, Public Enemy, LL Cool J, Schoolly Dee, Eric B And Rakim, Young MC et j’en passe…) Avec mes 10 piges, je n’ai pas eu le temps d’explorer autres choses musicalement, et j’ai plongé direct. J’ai aussitôt commencé à écrire mes premiers textes, comme un toy 🙂 Il dessinait beaucoup d’Héroïc Fantasy, et s’est mis à faire des lettres et des BBoys… et comme un clone, j’ai fait pareil (« Master », « Master Atomic »… des blazes « fumants » de l’époque). Je faisais des aller-retours dans sa chambre pour voir ce qu’il faisait, et je le saoulais en lui montrant ce que je dessinais, avec un besoin de faire « valider ». Plus tard, quand je suis rentré au lycée à Reims, j’ai commencé à faire des ateliers de Rap avec le groupe de mon frangin, les « Bien Cool les Brothers du Groove » (BK Cool, DJ Digital, Zen & Baron…) pour lequel il faisait les designs. Sur le plan Graffiti, il avait son crew « DST », avec Tysbée, Meels également au début et Teo qui les a suivi quelques temps après. Autour de 1993-1995, au Château d’eau de Croix-Rouge, on pouvait apprendre à se servir de samplers, de platines, et de sprays. J’y ai rencontré mon pote Pesk d’Orgeval, l’un des rares de ma génération à faire du Graffiti de façon appliquée à Reims à cette époque. Il avait un pur style, dommage qu’il n’est pas poursuivi plus longtemps… AD Clean aussi, qui faisait des perso super frais. Bref, je suivais un peu tout ça. Puis on a monté un groupe avec mes potes de Châtillons, le quartier où j’ai fait ma petite enfance, le « Posse Hostyle » (Sweet, K-Rim, Parfait, puis Vince, Samira… et entourés de nos potes Vidda Nedax, Gauthier et leur crew Z’n’P ; Vidda, à qui l’on doit beaucoup niveau Breaking à Reims). On faisait nos sons, on a fait quelques concerts et premières parties. J’ai fait aussi les backs pour le groupe de mon frangin avec des anecdotes plutôt sympas. Ensuite, je crois qu’autour des débuts 2000, j’ai stoppé pour switcher sur le Writing plus sérieusement. L’environnement Hip Hop devenait un environnement Rap uniquement, peu nourri de l’histoire locale et du « Mouvement » Hip Hop, et ce fut suffisant pour me saouler. Comme j’étais bien lancé dans le Graffiti, la transition fut simple, l’environnement était similaire — on croisait encore tout le monde à l’époque — mais les égos dans le Graffiti étaient moins inspirés par l’envie de se montrer en public, et nous avions le souhait de briller autrement.

Credits Aple76

Après le lycée donc, je suis allé à Troyes en 97 pour faire une année d’étude d’Arts Graphiques, j’y ai retrouvé mon pote Sweet, avec qui je rappais encore. Et j’ai rencontré Ankh et Vers avec qui j’ai peint pendant plusieurs années. On s’est bien marré de jour et de nuit. Et là, c’était vraiment parti.

4) Que penses-tu de la scène writing en France ?

Je suis assez content de voir que le travail de la lettre tel que je l’ai vu à une époque où je l’ai appris moi-même, est revenu. J’aimerai plus y participer d’ailleurs, mais ça, c’est le rythme de la vie. Il y a eu une large période où, avec internet, il y a eu un flux de tout et rien. Dans les années 90, tu pouvais encore reconnaître les styles de chaque ville, et tout s’est banalisé dans les années 2000. On s’éloignait en plus de l’école européenne et new-yorkaise, donc ça m’intéressait moins. Mais c’est revenu, et tant mieux.

Credits Aple76

5) Quelles sont tes inspirations dans le graffiti ?

Comme tous ceux de ma génération qui avons pu feuilleter les Spray Can Mag et Intox, Spraycan Art, Paris Toncar, et les fanzines de l’époque… la scène new-yorkaise du début des années 90, Paris, Berlin… donc rien d’original. Mais j’y ai toujours été attaché, même si j’ai pu explorer d’autres choses sur de petites périodes. Pour citer quelques peintres dont la peinture vient heurter des choses plus profondes en moi, dont l’énergie me plaît ou dont leur vécu transpire, je dirai Doze Green, Jay One, Futura 2000, Diksa, les Gemeos, Erosie, Kid Kash, Nick, Ces, Rosy, Husk Mit Navn dans un autre genre, …

Jay One

6) Peux-tu nous parler de ton groupe 7$ ?

Pour remettre les choses dans leur contexte, j’ai croisé Serval une première fois à Genève autour de 2000, mais il était très occupé à l’organisation d’une jam sur un parking avec du beau monde, donc pas eu le temps de faire connaissance cette fois. Puis je l’ai revu dans les jams de Niort, Grenoble… qui furent assez mémorables. Je crois que l’on avait un degrés de connerie équivalente pour que cela marche. On est resté en contact, on s’est croisé à nouveau, jusqu’à ce que j’aille le voir en Suisse, où j’ai rencontré le noyau des Seven Dollars. Cela m’a retourné la tête. J’avais l’impression d’avoir 12/14 ans, avec l’ambiance Bboying / Zulu à laquelle j’aspirais étant jeune… ça faisait longtemps que je n’avais pas vu ça. C’était tellement Peace, Love and Having Fun… Et j’y suis retourné pour peindre avec lui, Ryos (Amjad), Kid Kash, et faire des photos au Circle Kingz, puis au Concrete Jam et autres. Jusqu’à ce que je me fasse « call out » par le crew au dernier CKZ, à l’after-party. Amjad me paie une bière au bar comme si de rien était, je me retourne et je vois le groupe aligné face à moi avec des poses dignes de Ken Swift ou de Doze Green. J’ai tout de suite compris. J’avais vu l’intronisation de Pervez un ou deux ans avant je crois, en before party du CKZ. C’était même d’ailleurs la première fois que je voyais en vrai une intronisation aussi cérémoniale, comme dans les légendes Hip Hop. À noter que je n’ai jamais vraiment dansé, ou quoique ce soit pour prétendre être un Bboy. Quand j’étais jeune, on faisait un peu de top rock et une ou deux conneries au sol, mais c’était tout, et ça avait ni queue ni tête. J’aurai bien aimé pousser davantage… J’ai tenté une fois, mais je me suis ouvert l’arcade en m’essayant à la coupole, ce qui a bien fait marré mes potes Z’n’P à leur practice ce jour là.

Credits Aple76

Bref, ça ne m’a pas trop gêné pour autant d’avoir le crew en face de moi, juste un peu d’appréhension sur ce que j’allais bien pouvoir leur répondre étant nul, et ça a dû surprendre les gars présents (les Flow-Mo et autres habitués du CKZ arrivés déjà sur place), de voir un mec faire n’importe quoi, en singeant les BBoys en face de lui, qui se faisait introniser.

Les 7$, c’est une famille, et comme toutes les familles, nous sommes en contact régulièrement, même si je suis un peu éloigné de Lausanne. On essaie de se chopper en vrai quand c’est possible, sinon sur les réseaux sociaux, en famille, en crew ou à deux, pour des choses sérieuses ou carrément pas… Il y a une profondeur et un lien particulier, et je me retrouve dans la vision du crew… voilà ce qu’est le 7$ pour moi.

7) Qu’est ce que ça fait de faire partie d’un crew autant Hip Hop ? (bboys, writer, deejays, mc, organisateur d’événement, live band)

Comme je te disais, j’ai l’impression d’avoir 12/14 ans. Au-delà de ça, ça fait voir et faire des choses très constructives, dans lesquelles tu peux t’investir sans réfléchir, par pur plaisir.

8) Comment as tu commencé la photographie ?

J’ai commencé à archiver des choses avec le Graffiti, avec ce que j’avais sous la main, et comme je pouvais (comme une merde en gros). Je prenais mes trucs et ceux des autres en photo quand je voyais tes trucs sympas (pas d’internet à l’époque). Puis j’ai commencé, via mon pote Ankh, à participer au fanzine Graff It! avec OJ et Oedipe (AlëxOne), donc un peu plus de photos encore. Je me suis investit davantage à un moment, je suis parti puis revenu, puis reparti. J’en tire une grande joie et ne peux que me satisfaire du chemin réalisé en équipe avec le recul. On a fait dans tout ça un magazine spécial Berlin en 2005, où nous étions pendant 10 jours avec OJ à faire de la street photography non-stop, et là, j’ai commencé à voir ça sous un autre angle. Je me suis intéressé davantage à la technique, et aujourd’hui, j’en fais aussi un peu pour vivre en plus de faire du graphisme.

Credits Aple76

9) Que souhaites-tu exprimer à travers cet art qu’est la photo ?

Je ne sais pas, ce sont des questions que je me pose encore, et j’y réponds au fur et à mesure. Déjà, restituer avec mon regard ce dont je suis témoin, « simple, basique ». Témoigner du bienfait qu’apporte cette culture par sa diversité et sa créativité, m’aider à me souvenir des fois, ou simplement préserver mes souvenirs. Ça se résume à ça si je dois synthétiser. Il y a ensuite des sujets qui m’intéressent plus que d’autres, et par défaut, j’archive bien évidemment le Hip Hop. J’ai d’ailleurs fait un site où je met tout ce que j’ai en Graffiti, même de vieilles photos ratées. C’est actuellement en stand-by, mais il y a pas mal de choses déjà. Ça me sert à partager ce que j’ai en image, et à rendre aussi hommage à ceux que j’ai pu croiser, ou dont j’ai pu voir le travail en vrai. On ne peut pas toujours rester en contact avec toutes ces personnes que l’on a pu voir à droite / à gauche, alors c’est une façon de dire que je n’ai pas oublié (ou que j’ai oublié mais que j’ai toujours tout), qu’ils ont été importants pour moi.

Credits Aple76

Pour le côté « recherche » sinon, pour pousser le truc plus loin, j’essaie d’apprendre plus de choses techniques, pour mieux élaborer les projets que j’entreprends, et faire varier la lecture, en changeant autant que possible mon angle de vue, et enrichir ce que je documente. Apprivoiser/affiner mon regard.

11) Quelles sont tes inspirations dans la photo ?

Je ne peux nier l’influence majeure de Martha Cooper et Henry Chalfant, et quelques autres qui ont documenté la naissance du Hip Hop, des block partys, et de la prolifération du Writing à New-York. Ils ont figé l’histoire, et sans eux, nous n’aurions sûrement pas connu l’expansion qu’a vécu le Hip Hop, ses modes, ses codes et ses influences. Ceux sont les premiers photographes dont je voyais le travail. Quand j’ai commencé à m’intéresser davantage à la photographie dans le début des années 2000, c’était les périodes 80-90 qui me plaisaient beaucoup, puisque c’est avec ça que nous avons grandit collectivement dans nos générations. Évidemment, c’était à l’argentique. Il y a quelque chose de magique dans ce procédé, le rendu texturé (le grain), la mécanique des appareils et le bruit qu’ils font à l’usage. Je suis toujours très curieux en photographie et y consacre pas mal de temps, en quête de nouveaux photographes, vidéos documentaires, techniques… la street photography et les documentaires ont toujours été ce que je préférais. Aujourd’hui, je regarde beaucoup les portraits pour exercer davantage, et la mode car il y a pas mal de choses caricaturées, codifiées comme dans les attitudes Hip Hop. D’ailleurs, on peut prendre Back in the Days de Jamel Shabazz (@jamelshabazz) pour exemple, et en référence. Pour citer un photographe plus récent : Ewen Spencer (@ewenspencer ), à Londres qui a documenté les open mics là-bas, qui fait pas mal de photos sur la jeunesse et la mode, et dont certaines scènes photographiques en soirée (le projet UKG) m’évoque profondément les peintures de Mode 2 (@mode2official)… ils devraient faire un truc ensemble, ils auraient des choses à (se) partager, surtout que Mode semble aimer la photo depuis très longtemps…

Martha Cooper & Henry Chalfant

12) Tu es souvent amené à prendre des photos lors des jams Hip Hop, pourquoi ciblé principalement les jams ?

Je ne sais pas si on peut dire « souvent », comme tu le soulignais un peu avant, mon crew organise ou participe à l’élaboration d’événements. Donc j’essaie juste d’y être. Pour les autres, jusque là, je ne cherchais pas à être présent pour faire des photos. On m’invitait surtout pour peindre, et je faisais mes photos pour documenter sans grande prétention. Ces derniers temps, j’aurai plutôt tendance à provoquer les occasions. J’aime faire ça, c’est indéniable, du coup j’ai envie d’en faire plus, et de rencontrer des gens.

Pour les jams, telles que je les vois, ce sont des organisations un peu parfois hasardeuses dans laquelle tout le monde se pointe pour passer du bon temps, échanger. On ne sait jamais à quoi s’attendre, et ça se prend comme ça vient. Même une mauvaise jam en est une bonne, car tu as toujours finalement quelque chose à raconter, une expérience vécue, des rencontres… Visuellement, les cercles m’attirent vraiment, plus que les battles où tout est mis sur une scène avec des lights, où tout visuellement est déjà fait. Certes, ça fait de belles lumières, mais c’est une mise en scène. Et il y a un public par défaut. En jam, tout le monde participe. Tu prends l’énergie un peu anarchique du truc en photo, les cercles, des visages, ou des moments un peu décalés, et tu ne sais pas ce qui va arriver, et où.

Credits Aple76

13) Pour toi quelle est la différence entre une Jam et un battle ?

Les battles sont, eux, montés pour la compétition, ce qui amènent d’autres choses qui sont plus ou moins bonnes pour la culture, ou pour les gens selon moi. Je préfère les Jams pour son genre de proximité et le have fun que l’on y trouve. Tu es devant les danseurs, tu es dans le cercle et tu participes à son énergie. Tu les vois échanger en étant dedans, ils sont en pleine conversation avec la danse, ils se questionnent, ils se répondent, et le cercle interagit. En jam, je crois que la conversation n’a pas le même ton. J’ai le sentiment que le plaisir est amplifié, et on sent une complicité, un lien même dans la rivalité, et c’est communicatif. La proximité galvanise.

Pour exemple, ce genre de battle me parle :

En plus, j’aime bien ce que fait Torb, son style et l’énergie qu’il dégage. J’aurai du mal à expliquer, mais c’est fun et très sérieux à la fois… Intact aussi, dans un autre genre, très technique… les mecs se marrent. Je crois que de toute façon, c’est essentiel, en jam ou en battle.

14) Parle nous de ton projet United We Chill ?

Je ne sais plus trop comment c’est parti. Je sais que je voulais faire un fanzine à cette époque autour du Graffiti, Breaking…, et Olivier (DollarBill des 7$) m’a proposé de sortir un livre, de le produire. Du coup, on s’y ai mit avec la complicité de DownRoc qui, lui, allait gérer les relations avec l’imprimeur et la préparation des fichiers pour l’impression, ainsi que la 1ère distribution officielle de 100 exemplaires (sur les 500) avec la mixtape de DJ Aidan Leacy, qui sont partis très vite.

Credits Aple76

J’ai pris mon temps pour peaufiner le projet. Ça m’a permis d’ailleurs de rajouter des choses en cours de route. Il y a donc des archives de 2005 à 2015/17 environ, je crois. J’étais sur un thème « divertissements de mauvais garçons », et le projet c’est tourné sur le bon temps que l’on prend à faire ce que l’on fait tous ensemble en jam ou ailleurs. Ça a donc pris le nom de United We Chill. Ce truc qui, inlassablement, nous rassemble pour faire la même chose, comme d’autres communautés font avec leurs modes d’expression, et qui devient notre vie à force d’investissement et de temps passé. Dans la construction du projet, DownRoc et DollarBill m’ont aidé à faire le tri avec les images, que j’avais déjà bien dégrossi, pour qu’ils m’apportent leurs regards de danseurs ; car une photo qui pouvait être très graphique pour moi, même si le Bboy faisait n’importe quoi (et en étant conscient de ça), avait aussi son intérêt photographique, pour ce qu’elle pouvait évoqué. Par exemple, pour illustrer le lâcher-prise. Donc il fallait trouver quelles images pouvaient fonctionner pour nos angles différents, et sur l’ensemble pouvoir raconter plusieurs histoires sur ce thème, en jams, sur des terrains vagues pour le Graffiti, dans des concerts…

Je me suis occupé de la mise en page et du graphisme global. On a demandé à Serval de faire le tag / logo du livre, et à Kid Kash de faire un sketch pour le livre et faire la pochette de la mixtape de DJ Aidan Leacy.

15) Peux-tu nous parler de tes projets personnels en tant que photographe ?

J’aimerai continuer à archiver, en faisant plus de portraits. Et si j’en ai l’occasion, faire ces fameux fanzines que je voulais auto-éditer à l’époque, sur de petites séries, pour laisser quelques traces encore derrière moi. À côté de ça, sortir pour faire encore de la photographie dans la rue (et en nature), en jams, avec ou sans Graffiti pour m’intéresser à l’humain dans sa plus grande diversité. Ce qui nous plaît je pense, en finalité, dans le Hip Hop au-delà de sa forme d’expression, c’est l’humanité et la créativité que l’on y trouve. Et cela existe ailleurs et autrement, donc cela donne des perspectives.

Credits Aple76

 

16) Quelles sont les conseils que tu pourrais donner aux nouvelles générations ?

Je dirai que lorsque l’on est une personne passionnée et curieuse, c’est bien et intéressant de connaître l’histoire de sa culture, et cela est vrai en tout. Pour être plus juste dans notre définition du Hip Hop, de notre vérité. Sinon échangez, passez du bon temps, tout ceci n’est qu’un jeu, une expérience. La vie elle-même est une expérience, alors ne perdez pas de temps ; réalisez ce que vos désirs vous soufflent, évitez les énergies négatives et n’ayez pas peur de donner sans attendre de retour, soyez bienveillants et tolérants, apprenez à comprendre ce que vous pensez ne pas aimer.

17) Un dernier mot ?

Posez vous vous mêmes toutes ces questions. C’est bon de se donner des réponses sur ce que l’on fait.

Merci à Aple76 pour le temps qu’il a pu consacré à cette interview ! 🙂

Voici quelques autres photos d’ Aple76, n’hésitez pas à le suivre sur ces plateformes : 

 

Photos :

Credits Aple76 – B-boy Den (Ruffneck Attack)
Credits Aple76
Credits Aple76 – B-boy Rémi (TBB)
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Credits Aple76 – Flow Mo Crew
Credits Aple76 – DJ Skeme Richards
Credits Aple76 – B-boy Torb
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Credits Aple76 – B-boy Meech (7$)
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Credits Aple76

Fado

Fondateur du site Not Only Hip Hop

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