Interview avec Hugo Background Paris : Rencontre avec un passionné et game-changer de la scène graffiti parisienne !

Bonjour à toute la communauté de Not Only Hip Hop, aujourd’hui nous voulions vous partager une nouvelle interview, cette fois-ci avec Hugo Faivre, créateur de l’agence évènementielle spécialisé dans le graffiti « Background Paris ».
Parisien âgé de 31 ans, il est devenu en quelques années l’une des figures incontournables de la scène graffiti parisienne. À travers des expériences immersives ainsi que des évènements sur-mesure à destination des entreprises particuliers et scolaires. Background Paris s’appuie sur un réseau d’artistes graffiti historiques pour produire des évènements qui sortent du cadre habituel.
Immersion dans l’univers d’un passionné de graffiti au sens pure.

Crédits – Background Paris

Peux-tu nous parler de ton parcours avant Background ?

Après mon Bac j’ai passé 3 années à faire une licence de l’histoire de l’art à Paris et en Espagne, dans la charmante ville de Valladolid puis je suis revenu à Paris pour faire un Master 2 en marché de l’art contemporain en alternance pour travailler la moitié du temps en galerie en commençant par la régie puis à la production d’exposition et l’aide aux artistes pour finalement être un petit peu lassé de défendre la sensibilité d’un galeriste pour défendre mes goûts ma sensibilité ma ligne artistique qui me touchait tout particulièrement et j’ai donc voulu mettre la casquette de commissaire d’exposition indépendant chose qui a été faite à Paris puis à Megève en Haute-Savoie dernièrement, du curating d’exposition.

Comment es-tu tombé amoureux du graff ?

La réponse c’est dans ce que je propose aujourd’hui dans Background. Un des formats ce sont les expériences. C’est le contact avec les artistes à partir du moment où on rencontre des artistes on s’intéresse on est curieux de connaître le pourquoi du comment avec eux et que ce soit eux, à travers une médiation directe, nous transmette ces clés de lecture, cette passion, à partir de ce moment-là c’est difficile de ne pas être attraper par le virus et voilà où j’en suis aujourd’hui. C’est vraiment la rencontre avec les artistes qui m’a fait plonger à 100% là-dedans, au départ c’était vraiment une passion sans vraiment avoir de contacts avec les artistes et puis avec le commissariat d’exposition puis avec Background c’est comme ça que de fils en aiguille on en est arrivé ici.

Crédits – Guillaume Holzer

Pourquoi avoir voulu entreprendre et pourquoi avoir voulu créer quelque chose autours du graff ?

Comme je te disais au préalable ce qui me dérangeait c’était de défendre la sensibilité d’un galeriste qui me dérangeait et comme je suis un éternel insatisfait, quand j’étais avec la casquette de commissaire d’exposition c’était la destination vente dans mes événements qui me dérangeait. Je suis un petit peu romantique dans l’âme et monter une exposition d’un artiste si y’a pas de ventes et bien personne est content et c’était aussi avec Background, le statut de base c’était, comment présenter le statut d’un artiste graffiti sans chercher de vente d’œuvres tangibles et tout en ayant un moyen de les rémunérer pour eux ? C’était cette équation qu’il fallait résoudre à la base et c’est pour ça que j’ai créé ces expériences qui était aussi un moyen de mettre à bas tous les clichés qu’il y a et qui enrobe la culture graffiti, on les mettais à bas, en provoquant ces rencontres avec les artistes graffiti pour montrer que ce n’est pas des voyous, que ce n’est pas forcément des jeunes de 18 ans avec la casquette à l’envers loin de là et qu’il y a beaucoup de choses à raconter, une vrai expérience à transmettre, c’était un peu le statut de base.

 

Qu’est-ce que Background ? d’où vient son nom ?

Il y a eu plusieurs étapes dans la création de Background, l’idée de base c’était de proposer des rencontres à des groupes touristiques pour venir découvrir Paris à travers l’angle de la culture Hip Hop et plus précisément l’angle du Graffiti. Toujours dans l’idée de rencontrer les artistes dans leurs environnements de travaille pour accéder ce travail sur la médiation et offrir aussi un œil exclusif sur la création parce qu’on assiste à la réalisation d’une peinture en direct ça c’était l’offre de base puis finalement les groupes scolaire ce sont intéressés à ce que l’on proposait, les entreprises aussi avec d’autres formats, pas forcément des formats d’expériences ou d’ateliers mais des habillages d’espaces pour des événements culturels ou sportifs, des habillages de boutiques, des teams buildings, des animations de soirées d’entreprises avec des lives paintings, des custos artistiques, pleins de choses et ça se sont des entreprises qui sont venus toqués à notre porte peut-être parce que la ligne artistique que l’on défend leur plait.

Crédits – Background Paris

Les choses se sont développés naturellement et aujourd’hui Background c’est une agence événementielle mais qui est dédié au graffiti avec une équipe d’une vingtaine d’artistes avec lesquels je travaille qui vont aussi bien du lettrage à la figuration à l’abstrait, il y a un large panel artistique. Le nom Background, c’est parce que le Background c’est l’un des éléments du graffiti (le fond) ce qu’il y a derrière les lettres et c’est un petit clin d’œil, si on ouvre les yeux et si on est un tout petit peu curieux, c’est notre Background quotidien c’est notre environnement quotidien qu’il faut savoir apprécier, appréhender et avec lequel on peut jouer donc c’est aussi ces éléments là qu’on transmet dans nos œuvres, nos expériences dans nos ateliers.

Comment as-tu fait évoluer ce projet pour le faire arriver à cela aujourd’hui ?

J’étais bien entouré, j’ai été incubé pendant 2 ans à La Place, le centre culturel Hip Hop, au sein de l’espace entrepreneuriat que je remercie et que salue s’il m’écoute. Ils m’ont aidé dans les deux premières années à me structurer et maintenant je vole un peu plus de mes propres ailes mais on va dire que les proches les amis la famille tous ceux qui m’ont supporté et encouragé c’est grâce à eux, et c’est à force de sueur, il ne faut pas se le cacher il y a beaucoup de travail derrière, il y a un mixe de tout ça.

Crédits – Background Paris

Les valeurs de Background sont déjà dans le nom.

Elles sont présentes dans le nom mais c’est celle qui sont présentes dans la culture Hip Hop, des valeurs de partage, de communication, d’entraide, c’est très humain donc voilà on est sur la même longueur d’ondes.

Vous replacez l’humain au cœur des choses, l’artiste, derrière il y a tout un partage ?

Ouais tout à fait, j’embête un peut mes amis quand ils décrivent Background Paris comme un street art tour pour pleins de raisons, parce que dans un premier temps on ne parle pas de street art on parle de graffiti et parce que la partie graffiti tour c’est une toute petite introduction dans ce que l’on propose, sur une expérience de trois heures on a une heure de graffiti tour et les deux heures suivantes sont consacrés à la rencontre avec un artiste et ça c’est vraiment le cœur, l’essence de ce que l’on propose c’est d’aller rencontrer les artistes dans leur environnements de travail. Ce n’est pas seulement d’aller se balader dans la rue et de voir ce que l’on peut déjà voir de ces propres moyens, c’est de pousser les portes des ateliers, d’aller rencontrer les artistes et d’avoir des clés de lectures sur cette culture et d’en ressortir plus grandis et avoir des clés pour jouer avec cet environnement là au quotidien.

Crédits – Background Paris

Quelle est la différence réelle entre street art et graffiti ?

Pour la différence entre graffiti et street art, c’est un vaste débat qu’on a avec les artistes régulièrement. En une phrase la définition du graffiti c’est « Style Is The Message », on crache nos tripes et y’a pas forcément de recherches du beau c’est ce que l’on a en nous on le fait pour nous et pour nos pères alors que le street art c’est beaucoup plus hédonistes, on veut engager un dialogue avec la population avec les riverains parce que l’on va parler de problématiques, écologique sociétale environnementale, voilà, le graffiti artist qui va peindre sur les métros sur les toits de Paris c’est pour que l’on parle de lui pas que l’on parle du réchauffement climatique, et moi c’est plus cet égo trip-là qui m’excite et que je défends.

En voyant Background je me dis que c’est vraiment quelque chose de Raw et d’authentique par rapport au street art qui est plus sur une tendance commerciale où on fait attention à l’image etc, en tout cas c’est vraiment joli, beau message.

Que propose tu comme service aux personnes qui s’intéresse à ça ?

On a différentes offres, différents services. Selon si on est un groupe de particulier, si on est un groupe scolaire, les groupes d’entreprise. Pour les groupes scolaires et particulier on a 3 offres qui sont assez similaires qui vont de l’expérience à l’atelier. 3 heures pour l’expérience et 3 heures pour l’atelier mais cette fois-ci on n’est pas uniquement témoin de la création mais on se mue vraiment en tant qu’acteur et on est habillé de la tête aux pieds pour aller rejoindre les artistes. Le but des ateliers c’est pas de démocratiser l’usage de la bombe c’est vraiment, au côté d’un artiste de rentrer dans un processus de création d’une pièce de graffiti de A à Z, du tracé, au remplissage, aux effets, aux contours et pas simplement de démocratiser ce coup de spray pour que tous on ressorte grandit que cela soit les artistes, les participants et la culture.
Et les dernières offres sont pour les entreprises, du team building, toujours dans un format, atelier participatif, mais cette fois-ci dans un esprit de cohésion de groupe pour ressouder les équipes notamment dans cette période COVID, par la suite ça peut être de belles idées pour souder les équipes, des animations de soirées d’entreprises, des customisations artistiques pour des lancements de produits. Ce sont des offres qui s’adaptent aux entreprises pour un petit peu communiquer de manière différente sur leur image de marque et toucher leur communauté qui apprécie cette culture avec ce médium-là.

Crédits – Background Paris

Peux-tu nous parler des projets réalisés avec Background ?

Typiquement avec les groupes scolaires comme pour les groupes d’entreprises, généralement quand on vient goûter aux expériences il y a souvent un après. Je prends l’exemple de l’entreprise Jordan qu’on a reçu en Team Building. On a revisité un petit peu ces baskets avec l’artiste BEBAR et l’esprit et l’univers artistique a plus à l’équipe de Jordan ils nous ont recontacté par la suite pour habiller les espaces de la boutique Jordan à la place de La Bastille, c’est une porte d’entrée qui se fait par la rue pour finalement finir sur d’autres environnements parce que le graffiti s’infiltre par tout. Même schéma pour les groupes scolaires où on peut faire un atelier d’initiation et finir par un habillage une fresque dans une cour de récréation par exemple. Avec un groupe de particulier une expérience qui s’est bien passé, avec une rencontre avec un artiste parisien et humainement et artistiquement belle rencontre donc l’artiste est invité par la suite à venir peindre les locaux de l’hôpital en Suisse des personnes qui étaient venu participer. Quand on parle d’humain c’est vraiment une connexion, moi je dirais que suis un trait d’union entre les artistes et les personnes intéressés et curieuse de cette culture et si les personnes ont de bonnes énergies et ont envie de partager ça en générale ça se passe très bien.

Comment est-ce que Background arrive à développer son activité malgré la crise sanitaire ?

En se réinventant comme dit Monsieur Macron.
C’est vrai que c’est assez bizarre cette période-là car tout le propos du projet c’était la rencontre humaine, médiation, échange, promiscuité, partage et ce sont des mots qui ne sont plus à la mode ces derniers temps, donc on a essayé de se réinventer justement. Il y a les offres où il y a un contact humain comme les ateliers ou il y a moins de demande forcément mais il y a tous ces habillages d’espace où il y a une demande plus intense ces derniers temps mais il y a aussi d’autres choses qui arrive. Il y a le merchandising qui devrait arriver dans pas longtemps du côté de Background pour aussi proposer d’autres choses à ce qui nous suivent et aux artistes. Il y a des projets qui arrivent, après je ne peux pas trop en dire mais il y a des projets qui changent de ce que l’on fait d’habitude, voilà ça peut être que bénéfique pour tous, on va prendre le côté négatif de la situation pour le retourner à notre faveur.

Si la crise sanitaire n’avait jamais existé qu’est ce qui serait arrivé à Background à long terme ?

On a des envies de s’étendre et de voir ce qu’il se passe ailleurs dans d’autres villes de France et puis au-delà de nos frontières parce que la culture Hip Hop n’est pas que Parisienne, même si ça reste un berceau au niveau européen il y a des villes en France et puis des villes en Europe où il y a un foyer extrêmement riche en termes de graffiti donc il y a des envies d’ailleurs. Là le projet est encore très jeune, on fête la troisième année cette année, donc bien assoir le projet à Paris, continuer de se développer à Paris puis lorsque l’on sera satisfait du travail ici on ira voir ailleurs mais ça reste dans un petit coin de la tête.

Ce côté parisien, c’est vraiment l’identité de Background ?

Le vrai nom de Background c’est Background Paris et ce n’est pas pour rien, mais l’idée c’est vraiment de défendre la scène graffiti, si vous regarder un peu les artistes avec qui on travaille dans l’équipe, c’est pour une grande majorité ce sont des artistes parisiens majeurs dans cette scène-là, voir émergent ++. La majeur partie sont des artistes qui viennent de cette scène-là, qu’on retrouve aussi bien dans la rue, qu’en galerie, qu’en maison de ventes, qui sont aussi bien reconnu par leur père les autres graffitis artistes que par le marché et les collectionneurs. C’est une vraie valeur ajoutée pour les gens qui viennent rencontrés ces artistes, qui viennent faire des ateliers avec eux, ce n’est pas simplement une personne qui c’est utilisé la bombe c’est un artiste qui est également présent sur le marché. C’est une vraie fierté et une vraie chance de pouvoir travailler avec ces artistes- là.

Crédits – Background Paris

Qui sont les artistes qui interviennent dans tes projets ?

Au niveau du panel artistique c’est assez large, il y a des artistes qui vont être très proche du graphisme, d’autres qui vont travailler principalement la lettre, d’autres les personnages, d’autres les deux combinés, certains vont être plus proche de l’abstrait. Je ne vais pas en citer parce que je ne veux pas faire de jaloux, je vous invite les regarder sur le site, chaque artiste à une page qui lui est dédié, avec une biographie et des visuels, c’est un teasing pour le site internet.

Liste des artistes sur le site de Background Paris

Qu’est-ce que la culture Hip Hop pour toi ?

Il n’y a pas une définition, il n’y a pas une culture Hip Hop, car ça dépend de quelle ville on vient de quel coin de cette ville on vient avec qui on a grandi, quel style de musique on a écouté, qui nous a influencé qui est notre grand qui est notre mentor. Il y a pleins de paramètres qui rentre en compte, mais pour moi la culture Hip Hop c’est démerde de toi, débrouillardise avec les moyens du bord, partage, c’est un milieu où on ne parle pas de religion, pas de couleurs de peau, on ne parle pas de politique c’est juste qu’on a le kiffe de passer une journée à peindre ensemble, à partager une jam de danse avec les b-boys ou un événement musicale, voilà c’est juste pour le plaisir, d’un partage simple d’une passion commune.

Background est très axé sur le graff, que penses-tu de rassembler les éléments de cette culture ?

C’est pas du tout une mauvaise idée, dans le sens où quand le projet est né, quand je parlais des groupes touristiques, l’idée c’était de provoquer des rencontres avec des artistes de la culture Hip Hop pour découvrir notre ville, dans leur environnement de travail à chaque fois et l’idée était de provoquer des rencontres avec des artistes, musiciens, danseurs et graffiti artistes, au final étant donné que je suis tout seul sur ce projet, j’ai eu du mal à gérer les trois pan donc je me suis concentrer sur le graffiti car c’était ma passion première et c’était le sujet que je maitrisait le mieux aussi, mais je reste absolument pas fermé à un développement dans ce sens-là, pas simplement géographique mais thématique, ça reste dans un coin de ma tête, pourquoi pas penser à des collaborations avec d’autres structures qui gère ça parfaitement, je suis très ouvert. Sinon ça peut arriver ponctuellement sur un ou deux projets qu’on ait besoin de b-boys, musiciens beatboxers mais c’est moins régulier qu’avec les artistes graffiti.

Crédits – Background Paris

Aurais-tu des conseils à donner aux nouvelles générations qui aimeraient se lancer dans l’entrepreneuriat, dans la culture Hip Hop ?

Foncer parce que c’est génial. Ça parait simple et bête mais il faut être passionné par le domaine dans lequel on travaille si on veut être le meilleur et si on veut travailler d’arrachepied et si on ne veut pas compter ses heures, il faut que le domaine nous passionne et pas simplement nous plaise et cette culture Hip Hop quand on tombe dedans, on ne peut pas l’apprécier qu’à moitié ou à demi-mesure, on se lève le matin on pense graffiti, on pense hip hop, on se couche le soir, on pense graffiti, donc pourquoi pas l’insérer dans notre monde professionnel, dans notre travail, donc c’est à double-tranchant car la distinction vie professionnelle et vie privée est parfois assez tricky mais c’est hyper épanouissant à titre personnel de travailler de ma passion. Et dans le graffiti mon deuxième conseil, c’est qu’aujourd’hui – sans mauvais jeux de mots- là où il y a un flou artistique dans le graffiti c’est au niveau juridique notamment en terme de droits et d’images, tous les droits moraux et patrimoniaux qui gravite autour des artistes graffiti, s’il y a des gens qui m’écoute et qui travaille dans le droit, foncer car il y a beaucoup de travail et c’est un domaine qui va beaucoup évoluer et qui va j’espère soutenir les artistes à l’avenir, au niveau juridique on a besoin de personnes dans le graffiti pour faire respecter les droits autour du travail des artistes notamment dans la reproduction, pour la pub ou dans le textile, il y a énormément de domaine qui ont un peu de mal à respecter ce travail-là, donc rejoignez-nous.

Pourquoi selon toi il y a toujours eu des problèmes judiciaires avec les artistes ?

C’est très sensible, on sait que le graffiti c’est né contre l’invasion de la publicité, dans l’espace publique et aujourd’hui c’est la publicité qui récupère le travail des artistes graffiti, généralement fait dans l’illégalité en vandal et c’est sur ça qu’ils jouent. Si on prend l’exemple de la publicité qui a été faite par H&M et qui a notamment récupéré le travail de REVOK. Concrètement votre travail est fait illégalement donc il est exempté de droits moraux et patrimoniaux donc ont peux complètement utiliser votre travail parce qu’on sait que nos cibles apprécient ce travail-là et c’est une manière pour nous de mieux toucher nos cibles et de vendre plus de vêtements derrière. En gros c’est utiliser le graffiti comme fer valoir marketing sans forcément assumer son intérêt et son goût pour cette culture-là, il y a un petit côté hypocrite là-dedans forcément, derrière c’est l’artiste KIDULT qui reprend ça avec ses coûts d’extincteurs sur les boutiques de mode. C’est un drôle de jeu, derrière c’est aux artistes d’être les plus malins dans ce jeu-là, de faire leur taff mais sans jamais travestir leur univers artistique. Tout le travail quand on fait des propositions artistiques pour les entreprises c’est de trouver le juste équilibre entre la demande du client et le respect à la fois du travail de l’artiste et de l’éthique de la culture Hip Hop, qu’il ne faut pas travestir.

Crédits – Background Paris

Des dédicaces à faire passer ?

Y’en a pas mal, je voudrais faire un coucou à la Place qui m’a bien aidé pendant les 2 premières années et puis toute l’équipe autour de moi que ça soit la Youpi Family tout le Youpi Cru, coucou à mon grand DINK et tous les artistes de l’équipe, c’est eux les moteurs du projet, c’est pour eux qu’on se lève, c’est pour eux qu’on charbonne et ils nous le rendent bien.  La dédicace elle ira principalement aux artistes et ils se reconnaîtrons.

Un dernier mot ?

Venez nous voir, venez rencontrer les artistes, on parlait du COVID tout à l’heure, dans le graffiti on a un peu anticiper toutes ces mesures sanitaires, à savoir le masque, etc.. Le masque était déjà porté par les artistes, il y a simplement la distanciation et le gel qui vient se rajouter donc on continue à faire nos expériences, on continue à vous faire découvrir Paris et surtout à rencontrer des artistes de la culture Hip Hop à Paris.

Merci à Hugo de nous avoir accueilli et pour son temps, bonne continuation à Background Paris !!! 🙂

Sachez par ailleurs que Background Paris est sur le point de lancer une activité de merchandising, cette nouvelle activité devrait arriver avant décembre 2020 : t-shirts, hoodies, totebags, stickers… un GIF de teasing ci-dessous !!!

Crédits – Background Paris

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One Love ! ❤️

Crédits YKON

Fado

Fondateur du site Not Only Hip Hop

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