BREAK : Le film très attendu du Hip Hop Français aux avis mitigés

Sortie le 18 Juillet derniers, BREAK, un film réalisé par Marc Fouchard et chorégraphié par Si’mhamed Benhalima, tout deux issus du Hip Hop  et plus particulièrement du Bboying, ils nous présentent ce film, tourné autour de notre culture accompagné  d’une quête identitaire et de liberté.

  La critique qui va suivre n’engage que moi ( Ritchy NOHH) et ma vision par rapport aux films que j’avais déja critiqué 3 mois auparavant.

Comme on peut pas juger un film sur une scène de 10 min, je vais essayer de faire une petite critique global sans spoil pour ceux qui voudrait voir le film.
Alors déjà pour tout ceux qui s’attendent à des grosses scènes de danse à la Street Dancers, je vous Stop direct, la scène de Break que vous voyez dans la bande annonce est la seule du film, plus quelques scènes en salle d’entraînement, ce qui doit faire en tout et pour tout, 10 min de Break pour 1h36 de film.
Encore une fois c’est juste une histoire d’amour à la sauce Hip Hop mais version Frenchy, ce qui rejoint ce que j’avais dit dans la vidéo un peu plus haut.
La scène de Battle en question est plutôt bien réalisé mettant bien en avant le groupe Vagabond notamment lors des passages de Lil Kev et Mounir, avec des  combinaisons, et un passage Pop filmé sous un belle angle.
On ressent bien l’atmosphère du battle, on regrette tout de même l’absence de nombreux danseurs dans cette scène, dû au montage, qui aurait peut être pas dû être autant coupé afin de conserver au mieux son authenticité (J’ai vu mieux chez Yak Films).
  • Les points positifsLes anecdotes sur le Break et leur codes, les quelques scènes de Break dans l’ensemble et les rôles secondaires des B-boys qui ont eu quelques répliques dans le film.
  • Les points négatifs Une énième appropriation culturelle (on prend une danseuse contemporaine ou autre qu’on initie à la culture Hip Hop, elle y apprend certain moves et code pour au final le mixer avec sa discipline afin de réussir une audition ou concours).
À noter aussi une petite scène de rap sympas, on ressent l’effort du réalisateur de vouloir tenter de montrer les différentes facettes du Hip Hop mais au final on rentre jamais vraiment dedans, le Hip Hop est juste un apport artistique supplémentaire au film qui est beaucoup plus tourné autour de la quête identitaire de l’héroïne et de son histoire d’amour avec Vincent, le second héros du film.

Après la scène final, c’est donc sans surprise que j’ai senti un  sentiment de manque,  je m’attendais plus à une fin « Hip Hop » avec au moins un battle vu la structure du scénario.

En se plaçant du côté de Marc Fouchard le réalisateur, il faut quand même savoir que c’est son premier long métrage et qu’il a souhaiter le dédié à sa passion, avec un scénario de base retraçant le parcours d’un b-boy jusqu’au Bc One (voir vidéo)

Cependant la réalité du monde du cinéma est qu’aucun  investisseur ou producteur ne sera intéressé par un film purement porté sur la danse Hip Hop, sachant qu’il ne touchera qu’une faible minorité de public et donc peu rentable financièrement (à quelques exception près).
La vrai question reste donc : Est ce que le Hip-Hop sous sa vrai forme à sa place dans le cinéma Français ?

Je doute quand même que le film Break, nouvelle référence du Hip-Hop au cinéma français, participe à l’émergence d’une nouvelle génération de passionné par notre culture, vu le public (lors de ma séance)  majoritairement composé de jeunes adolescentes, plus  intéressée par l’apparition de Slimane au cinéma et de l’histoire d’amour de Lucie (Interprété par Sabrina Ouazani) que par les vrilles coudes de Lil Kev.

Pour finir si  vous hésitez entre voir Ant man et la Guêpe et Break, allez quand même voir Break pour nos B-boys Parisiens qui sont pas mal dedans et faites vous votre propre avis !

Peace ✌

Je me présente Ritchy, 25 ans, passionné de la culture hip-hop depuis petit, et pratiquant de l’art qu’on appel le bboying depuis 2009.
C’est devenu aujourd’hui l’une de mes principales passions, et au cours de cette expérience j’ai eu l’occasion de voir et d’expérimenter les différentes facettes de cette culture avec mon groupe Bad Efficience, à travers les entraînements, les battles, les festivals, voyages et expérience sociaux.
C’est pour cela que j’ai rejoint l’équipe de Not ONly Hip Hop afin de partager avec vous ma vision, mes découvertes et expériences à travers des articles en liens avec le bboying et la culture hip-hop dans son ensemble.

Ritchy

Je me présente Ritchy, 25 ans, passionné de la culture hip-hop depuis petit, et pratiquant de l'art qu'on appel le bboying depuis 2009. C'est devenu aujourd'hui l'une de mes principales passions, et au cours de cette expérience j'ai eu l’occasion de voir et d'expérimenter les différentes facettes de cette culture avec mon groupe Bad Efficience, à travers les entraînements, les battles, les festivals, voyages et expérience sociaux. C'est pour cela que j'ai rejoint l'équipe de Not ONly Hip Hop afin de partager avec vous ma vision, mes découvertes et expériences à travers des articles en liens avec le bboying et la culture hip-hop dans son ensemble.

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